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The Hunger Games, tome 1

On continue dans la dystopie, avec un livre que je lis en retard par rapport à tout le monde : The Hunger Games. Quand on entend trop de choses biens sur un livre, on a envie de le garder pour un moment spécial, un moment où on sera en mesure de l'apprécier à sa juste valeur... Et au final il traîne sur une étagère pendant plusieurs mois !
Et je peux dire que je regrette de l'avoir laissé traîné, j'aurais dû me précipiter dessus immédiatement !

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Katniss vit dans le District 12 (attention, à ne pas confondre avec District 9 le film, ici il n'y a pas de crevettes géantes) dans un monde futur. En effet, les États-Unis n'existent plus et ce qu'il en reste s'appelle Panem et est divisé en douze districts gouvernés par le Capitole.

Suite à une rébellion qui a failli mal finir, le Capitole a décidé d'asseoir son pouvoir en forçant les habitants de Panem a participer aux Hunger Games, un jeu télévisé dont un seul participant peut sortir vivant. Une fille et un garçon de chaque district sont tirés au sort chaque année pour s’entre-tuer sous l'oeil vicieux des caméras.

Cette année, Katniss se porte volontaire pour prendre la place de sa petite soeur tirée au sort. Elle se rendra dans l'arène avec Peeta, son homologue masculin, et vingt-deux autres participants tout aussi désespérés qu'elle (et prêts à tout pour survivre).

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Dès les premières pages, j'ai été fascinée par la société imaginée par Suzanne Collins, par les ramifications d'un système qui vit dans la peur de la révolte des "petites gens" et qui a donc instauré les Hunger Games (les Jeux de la Faim) comme moyen de pression sur une population déjà affamée et affaiblie.


L'auteure va droit au but, ne perd pas de temps et c'est ce qui donne au livre ce rythme incroyable, cette sensation de course vers la catastrophe, comme un train qui déraille qu'on ne peut s'empêcher de regarder. Même si le concept pourrait rappeler Battle Royale à quelques-uns d'entre nous, The Hunger Games est plus centré sur la lutte de Katniss pour rester vivante plutôt que sur les combats en eux-mêmes.

En y repensant, je réalise qu'il n'y a pas un seul personnage qui soit bâclé, que ce soit dans le District 12 (Gale, la mère de Katniss, Prim, le boulanger...), au Capitole (Cinna, Haymitch, Effie, la jeune domestique Avox...) ou même dans l'arène (Rue, Cato, Peeta...), ils ont tous leur importance, et surtout on ressent rapidement que leur présence est faite pour être approfondie (pour la plupart) dans les tomes suivants.

Pour un roman de la catégorie "Young Adult"', The Hunger Games fait pas mal l'impasse sur les histoires d'amour à l'eau de rose (même si Katniss y pense de temps à autre) et ça fait franchement du bien. L'histoire, pour une fois, ne tourne pas autour d'un couple maudit, d'une jeune fille amoureuse de son prof ou d'un geek qui vénère la fille la plus populaire du lycée, on se concentre sur Katniss et sa lutte pour survivre au sein de l'Arène.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré, et j'attends avec impatience l'arrivée du deuxième tome dans ma boîte aux lettres !
J'ai aussi hâte de voir qui va jouer Katniss dans l'adaptation au cinéma, j'aurais une préférence pour Jodelle Ferland, Hailee Steinfled ou Kaya Scodelario, et vous, des envies particulières ?


Combien de cupcakes ?


et le Cupcake Coup de Coeur !


Warped

Warped est mon premier livre lu dans le cadre du Debut Author Challenge 2011, qui met en avant les auteurs qui publient pour la première fois cette année dans la catégorie Young Adult.

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Tessa Brody, 16 ans, vit avec son père au dessus de leur librairie (le rêve !) et a pris pour habitude de l'accompagner dans ses recherches de volumes rares et anciens. Ce jour-là, pendant une vente aux enchères, son père se porte acquéreur d'un carton de vieux livres et d'une malle dans laquelle se trouve un manuscrit vieux de plusieurs centaines d'années et une tapisserie (au moins aussi vieille) représentant une licorne sauvage (oui bon, dis comme ça, ça fait un peu kitsch, je sais...).

Au moment précis où Tessa touche la tapisserie, elle se met à rêver debout. Mettant ça sur le compte de la fatigue, elle accroche la tapisserie dans sa chambre. C'est là qu'elle se rend compte qu'un fil en dépasse... Elle tire dessus, et un jeune homme clairement d'une autre ère apparaît dans sa chambre !
On apprend rapidement que Will a été piégé sous forme de licorne dans la tapisserie par Lily la Grise, à la recherche de l'immortalité. Maintenant que Will est libre, Lily recommence à vieillir et se met donc à la recherche de sa tapisserie, et elle ne s'arrêtera à rien pour forcer le jeune seigneur à y retourner.
Mais les Nornes, les fileuses de nos vies, divinités implacables, sont maintenant persuadées que si la tapisserie du Destin est pleine de noeuds, c'est à cause de Tessa, et elles réclament le retour des fils manquants, sans quoi la vie de Tessa pourrait se retrouver totalement altérée par un retissage....

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Pour son premier livre, Maurissa Guibord a fait preuve d'une originalité rafraîchissante : un roman qui touche au paranormal mais dans lequel on ne retrouve ni vampire ni loup-garou ! (j'exagère pas tant que ça quand on voit tout ce qui sort avec le mot "vampire" dans le titre...).

Je m'attends toujours, dans une première oeuvre, à trouver des maladresses, des erreurs de syntaxe, des problèmes dans la chronologie... Et là, malgré des allers-retours dans le passé, on voit que l'auteure maîtrise totalement l'environnement dans lequel ses personnages évoluent.

Les Nornes et Yggdrasil, l'arbre-monde.

J'ai particulièrement apprécié les chapitres très courts, c'est le genre de trucs qui me fait dire "Bon, allez, encore un" et soudain il est 3h du matin...
Le style est fluide, simple, rapide à lire, c'est agréable, mais des fois ça a l'effet contraire... J'aurais aimé de temps en temps un peu plus de profondeur, de complexité, et j'aurais adoré avoir plus de détails sur la mythologie qui entoure les Nornes et Yggdrasil, l'arbre-monde sous lequel elles vivent.

Les personnages sont intéressants, Tessa est une adolescente, une vraie de vraie, et c'est quelquefois horripilant, mais Will, Moncrieff, Lily la Grise et Jackson Brody, le père de Tessa, rattrapent le coup en nous offrant des caractères recherchés et des méchants qu'on adore détester.

Quand on associe la mythologie Nordique au Moyen-Âge et au tissage de tapisseries, on se retrouve avec un roman qui pourrait être un peu désuet mais qui au final est surtout délicat et enchanteur. On reste dans le politiquement correct tout au long de l'histoire et la romance naissante entre les deux personnages principaux n'est pas vraiment surprenante, mais la lecture reste agréable.
Vivement une traduction française pour ceux d'entre vous qui ne lisent pas en anglais (et si jamais vous cherchez à vous lancer, le niveau de langage dans Warped est très accessible, c'est l'occasion !).


Combien de cupcakes ?




Incarceron

Depuis que j'ai lu Fahrenheit 451, je suis partie dans une période "dystopie", et je me rends compte que c'est vraiment un genre que j'apprécie énormément !
Dans cette veine et étant donné que je n'ai vu que des critiques élogieuses sur de nombreux blogs, Incarceron a vite rejoint ma liste de livres à lire de toute urgence.

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Finn, un jeune garçon d'environ 17 ans, vit dans Incarceron, le monde-prison totalement hermétique mis en place par le gouvernement il y a plusieurs centaines d'années. Tout les gens d'Incarceron sont nés dans la prison, il n'y a pas d'autre possibilité, même si Finn est persuadé de venir de l’Extérieur. En proie à des crises violentes qui lui font voir un ciel étoilé, il est perçu comme un prophète capable de suivre les traces de Sapphique, le seul prisonnier à avoir réussi à s'échapper de la prison.

Claudia, 17 ans également, est la fille du Gardien d'Incarceron, et vit, comme toute la population de l'Extérieur, dans un monde intentionnellement bloqué au 18ème siècle. Elle a été promise au fils de la Reine dès son plus jeune âge, et la date de son mariage approche à grands pas. Mais Claudia a un caractère affirmé, et même les menaces de son père ne l'empêcheront pas de chercher à savoir ce qui se cache derrière ces manipulations diplomatiques.

Cependant, la découverte de deux clés de cristal, une dans Incarceron, l'autre dans le manoir de Claudia, va permettre aux deux adolescents de communiquer, et peut-être même de découvrir des choses sur eux-mêmes et sur leur entourage qu'ils n'auraient jamais imaginé.

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L'originalité d'Incarceron réside dans le monde imaginé par Catherine Fisher.

L'environnement de Claudia, fastueux et désuet ne permet pratiquement aucune entorse au Protocole et force tout le monde, riches comme pauvres, à vivre coincés dans un 18ème siècle à peine amélioré.
Son seul allié est son tuteur, un des Sapient les plus érudit de sa génération. Mais la santé de Jordan est fragile, et il reste un employé du Gardien d'Incarceron, même s'il bénéficie de sauf-conduits généreux.

Même quand Claudia est dans une position malaisée, on imagine toujours son monde comme lumineux et agréable (il y est souvent fait référence à une nature luxuriante et verdoyante) même si on sent très bien qu'elle n'est pas entièrement libre.

Incarceron est diamétralement opposé à cela. Supposé être un organisme-prison s'autogérant jusqu'à devenir un paradis, on devine rapidement que quelque chose ne s'est pas passé comme prévu.
En effet, les prisonniers (et maintenant leurs descendants) se sont organisés en bandes, gangs et villages et vivent sous la surveillance perpétuelle de l'oeil rouge d'Incarceron.

La prison est vivante dans son intégralité et elle réutilise tout ce qui meurt indéfiniment. Ce monde est sombre, malsain, vicieux, et on sent la présence d'Incarceron à chaque page lue.

Je n'ai jamais réussi à m'attacher entièrement aux personnages, le caractère de Claudia m'a trop fait penser à celui d'une enfant gâtée, et celui de Finn m'a semblé trop détaché du monde et des évènements. Cependant les personnages secondaires font la force du récit, et Gildas, Keiro, Attia, Jordan, la Reine et le Gardien m'ont passionnée !

J'ai ressenti un certain déséquilibre dans le livre, dans le sens où même si je préférais le personnage de Finn, j'étais plus intéressée par les mésaventures de Claudia et j'ai donc traîné un peu sur les passages à l'intérieur de la prison.

L'histoire est rondement menée, même si quelques longueurs ont ralenti ma lecture, et les rebondissements m'ont tenue en haleine tout au long du livre. J'ai adoré la complexité des relations entre les personnages, les informations distillées au compte-goutte au fur et à mesure du déroulement du récit et les intrigues parallèles.

Même si je n'en garderais certainement pas un souvenir impérissable, ma curiosité est piquée, et j'ai sincèrement envie de savoir ce qu'il va advenir des protagonistes dans le tome suivant (je le garde pour dans quelques semaines, je n'ai pas envie d'enchaîner tout de suite cependant).

Combien de cupcakes ?


Élixir

Sur ce coup-là, j'avoue, j'avais envie de le lire juste parce que j'ai vu le nom d'Hilary Duff écrit en gros sur la couverture...

Ce qui m'a le plus surprise ce n'est pas qu'une chanteuse s'essaie à l'écriture, c'est qu'une "Disney-star" si jeune veuille écrire un livre. On apprend vite qu'elle n'a pas écrit le livre toute seule, mais au moins c'est (partiellement) assumé.

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Le père de Cléa a disparu il y a plusieurs mois sur les traces de l'élixir de vie, un breuvage légendaire supposé guérir et donner l'immortalité à qui le boit.

Sa mère se réfugie dans son travail de politicienne, et Cléa se repose sur ses deux meilleurs amis, Rayna et Ben, et sur son amour de la photographie, qui l'a toujours liée à son père.
Mais en développant les photos de ses dernières vacances en Europe (Cléa ne fait pas partie de la classe moyenne, vous allez vite vous en rendre compte vu la facilité avec laquelle elle prend l'avion pour des destinations diverses et variées), elle fait une étrange découverte : le même jeune homme mystérieux est présent sur chacune des photos, même quand il lui était physiquement impossible d'être là... Bientôt Cléa se met à rêver de lui, et de différentes jeunes filles, à différentes époques, avec qui elle se trouve beaucoup de points communs.

On va donc suivre les aventures de Cléa, qui se met à la poursuite en même temps de l'élixir de vie, de son père, de ses rêves et de l'homme-mystère (ça fait beaucoup mais elle y arrive, j'vous jure !).

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Pour tout dire, j'avais pas mal d'aprioris sur ce livre. "Encore un truc à la noix pondu par une star(lette) en mal de promo" est la première chose qui m'est venue à l'esprit (et encore, j'aime bien Hilary Duff, alors c'est gentil !). C'est peut-être le cas, mais j'ai été agréablement surprise par l'originalité du thème (pas de vampires, c'est rare ces temps-ci...) et par l'auteur qui n'en fait pas des tonnes.

Attention cependant, ça reste une histoire d'amants maudits, d'amourettes d'adolescents saupoudrée de paranormal (et non pas de surnaturel à mon sens) qui vise principalement les jeunes filles/femmes romantiques.

Malgré une fin intéressante, qui donne envie de lire la suite (en cours d'écriture par Hilary Duff et Elise Allen), j'ai trouvé que le début était un peu lent et que les personnages étaient mis en place assez laborieusement.
Cependant ce n'est pas le défaut principal du livre.

J'ai eu un autre problème (et de taille) à la lecture : grammaticalement, c'est quelquefois bancal...
Dans un même paragraphe on passe du passé composé au présent, un retour au passé mais simple cette fois-ci, puis un tour vers l'imparfait. Je ne me suis pas renseignée plus que ça sur la concordance des temps, mais ça m'a, à plusieurs reprises, stoppée dans ma lecture (s'ensuivent cinq minutes d'interrogation sur la justification de ces changements de temps bizarres), et si jamais c'est grammaticalement correct, ça n'en reste pas moins très maladroit.

Une autre incohérence d'Élixir : le niveau de langage utilisé. Cléa, 17 ans, est l'héroïne principale, et elle est généralement accompagnée de personnes entre 17 et 25 ans (grand maximum), pourtant on a droit à des répliques telles que :

Je n'ai pas pu résister...
"- Que lui as-tu fait ?" (moment d'énervement et de rage)
"- Comment allons-nous faire pour aller à la maison ?" (stress intense)
"- Alors, tu as le coeur qui bat à toute allure ?" (durant une course poursuite en voiture)
et ma préférée :
"- Oh, mais nous ne pouvons pas." (situation... osée, position tendancieuse).

Je ne connais PERSONNE qui parle en inversion sujet-verbe quotidiennement, encore moins des ados, même s'ils sont très bien élevés. Pas besoin de leur mettre des insanités dans la bouche, mais un peu de spontanéité ne ferait pas de mal (l'utilisation de "on" à la place de nous, c'est quand même assez répandu...) parce qu'à certains moments ils perdent vraiment toute crédibilité, et ça m'a un peu empêchée de m'attacher à eux.

Cependant je peux pas dire avec certitude que ce que je considère comme des erreurs soit du fait des auteurs étant donné que le livre est passé par une traduction (rapide vu qu'il est sorti en octobre aux États-Unis), il faudrait lire la VO pour voir si ces problèmes persistent, mais je ne pense pas le faire, il y a bien trop de livres à lire qui m'intéressent plus !

Ça reste une lecture positive, même si je suis intriguée par la mesure de travail fourni par Hilary Duff sur le produit final. A ne pas mettre entre les mains de lecteurs trop exigeants, ça reste quelque chose qui se lit vite et qui pose les bases d'une série qui risque d'avoir un franc succès outre-atlantique.

Combien de cupcakes ?

(Peut mieux faire...)



Merci beaucoup aux Éditions Michel Lafon et à Livraddict pour ce partenariat !


L'Arc-en-Ciel de la Gravité

Avant toute chose, j'aimerais m'excuser pour cette loooooongue pause dans la publication de mes articles.

  1. J'ai eu moins facilement accès à Internet pendant quelques semaines.
  2. La préparation de Noël (que je fais toujours en novembre pour éviter les ruptures de stock et autres magasins bondés) m'a bien occupée.
  3. L'Arc-en-ciel de la Gravité. (Je sais, ce n'est pas une phrase, mais vous allez comprendre...)


Etant donné que je n'ai rien compris au livre (j'ai pas tout lu, je me suis arrêtée à la moitié à peu près), je suis incapable de vous faire un résumé... Ce qui m'a marquée c'est les banana breakfast, certainement parce c'est le tout début du livre et que je n'avais pas encore réalisé que tout le livre allait être incompréhensible. Donc j'ai farfouillé par-ci par-là sur Internet pour trouver un autre résumé que celui de la quatrième de couverture et j'ai trouvé un article très représentatif sur la Désencyclopédie. Et il y a dans cet article le meilleur résumé que j'aie trouvé à ce jour :

Ça parle de Tyrone Slothrop, un américain à Londres pendant le Blitz, à la fin de la seconde guerre mondiale. Ensuite, Slothrop part pour Nice après avoir appris la mort de Tantivy dans le Times (mais n'est-ce pas un coup monté?) et la rencontre avec Waxwing, mais doit se barrer lorsque la police militaire débarque là où il dormait et puis va à Zurich en prenant le train et il rencontre un argentin et Squalidozzi qui volent un U-Boat, et puis arrive dans la Zone, où Slothrop prend le nom de Ian Scuffling et apprend que Oberst Enzian est le chef du Schwarzkommando qui construit la fusée 00000 et qui est composé de membre d'une tribu Herero africaine déportée qui a un lien avec Blicero, tandis que Geli Tripping, la Sorcière, et Tchitcherine, qui recherche, avec Qulan, la Lumière Kirghize, et qui fait le lien entre le Schwarzgerät et la fusée 00000 et l'Imipolex G et ... ah ! Aaahhh ! Mon cerveau ! Mon cerveau fond ! Aaahaahaaaaaarrg !


En fait j'ai été trompée par le National Book Award qui a été accordé à Thomas Pynchon pour ce livre, et surtout par le fait qu'il ait été considéré pour le prix Pulitzer (à mon avis parce que personne n'osait avouer qu'il n'avait rien compris).


Pendant les 100 premières pages (qui se lisent très vite, je vous l'accorde), j'ai pas arrêté de me dire "Bon, quand est-ce que l'auteur passe à un style compréhensible ? Là ? Ah non... Là alors ? Non plus...". Si vous ressentez ça en lisant un livre, ça a un nom : le postmodernisme.
Personnellement je n'y vois rien de moderne, encore moins de postmoderne, mais j'ai trouvé un nom que je trouve plus approprié à ce style : la diarrhée littéraire (c'est dégoûtant je sais, mais c'est un hommage à ce passage du livre dans lequel... Non, je ne vais pas vous imposer ça !).
Sérieusement, si vous avez déjà rencontré quelqu'un atteint de logorrhée (plus communément appelée diarrhée verbale), il vous suffit d'imaginer la même chose, mais retranscrit dans un pavé de 1200 pages, et voilà ! Vous êtes en possession d'un livre postmoderne.


Ce qui est dommage c'est que le thème abordé est intéressant, les personnages et le scénario fantasques auraient pu être marrants, et Pynchon (qui doit être super-méga-ultra cultivé) ne se gêne pas pour fourrer ici et là des tonnes de notions de physique, mathématiques ou d'histoire un peu partout, ce que j'apprécie généralement, même quand je ne comprends pas tout... Mais là... Déjà que je n'ai rien compris à cause du style, si en plus on y rajoute des trucs d'un niveau scientifique bien au-delà de mes capacités...


Je sais bien que mon avis va vous sembler un peu brutal, mais ce livre m'a vraiment retournée. J'ai du faire des pauses de plusieurs jours toutes les 100-150 pages, et pendant ces pauses je n'étais attirée par aucun autre livre... Heureusement, ce ne fût que temporaire, une fois que je me suis décidée à abandonner pour de bon, et après une semaine de pause sans lire, tout est rentré dans l'ordre. Mais vous imaginez bien que ce n'est pas quelque chose d'anodin quand un livre vous coupe toute envie de lire !




Combien de cupcakes ?



(un demi pour le sujet...)




Merci à Livraddict et aux Editions Points pour ce partenariat, même s'il n'a pas fini comme je l'imaginais...