Les Fils de Ramsès

Meyer et Kerdellant sont deux journalistes (L'Express, Géo) qu'on a déjà pu lire en collaboration dans La Porte Dérobée il y a quelques années. Ils reviennent cette année avec un thriller mi-ésotérique mi-historique sur fond d'Egypte Ancienne.

On y retrouve Hosni, médecin humanitaire amoureux des caméras, sa femme Rania, galeriste cultivée et passionnée par l’histoire de son pays, Raphaël, leur fils de 14 ans, bien calé en hiéroglyphes et adepte de Second Life, et Emmanuelle, ex-femme d'affaires qui travaille avec Hosni sur une campagne de vaccination en Afrique.

Le scénario de base est original, tout en étant simple : Raphaël joue à un jeu mystérieux sur Second Life dans lequel il doit découper une momie et la déposer au pied de l'obélisque de la Concorde, et quelques heures après le jeu devient réalité et Hosni et Emmanuelle sont témoins du dépôt du corps.
A partir de là on suit les trois personnages principaux (Hosni, Emmanuelle et Raphaël) les uns après les autres dans leurs chapitres respectifs et on a donc droit à leur point de vue et à leur vision du déroulement de l’histoire.

J'ai eu beaucoup de mal à décider ce que j'ai pensé de ce livre. D'un côté j’ai apprécié les rebondissements, les petits "cours" sur l’Egypte, les pharaons, l'histoire des obélisques, mais de l'autre j'ai eu beaucoup de mal à m'attacher aux personnages, à me sentir concernée par leurs histoires, et je suis ressortie de ma lecture avec une impression de lenteur assez énervante (je sais, c'est paradoxal de dire qu'il y a des rebondissements ET que c'est lent, mais c'est vraiment comme ça que je l'ai ressenti…).

Attention, ne vous y trompez-pas, c'est un bon livre, qui fera un solide cadeau de Noël pour les amateurs de thrillers, mais ce qui manque, c'est justement ce petit "truc" qui donne son nom au genre : le thrill (frisson, en anglais), qui vous coupe l'envie de poser le livre et vous force à lire jusqu'à épuisement.
Cependant les bases sont solides, les personnages ont une vraie histoire, une personnalité et manquent juste un peu d’humanité selon moi (l'adultère y serait presque banalisé, sans qu'on s'y arrête ou que les personnages y repensent à deux fois).

Les auteurs ont fait un effort certain pour situer leur roman à la fin des années 2000 (nombreuses références à l'iPhone, aux JO, à des sites internet assez récents, etc…) même si des fois c’est un peu hors-sujet : de temps en temps ça m'a fait repenser au placement de produits qu’on peut voir dans de nombreux films américains.

Pour résumer, bien qu'on ressente trop l'écriture en duo selon moi, Meyer & Kerdellant réussissent à capter l'attention de leurs lecteurs grâce à leur connaissance approfondie de l'Egypte. C'est un plaisir d'apprendre au fur et à mesure de la lecture des petites anecdotes sur la vie des pharaons et les coutumes ancestrales de ce pays plein d'Histoire. J'aurais apprécié des personnages plus attachants, peut-être un peu moins privilégiés et un dénouement final amené plus subtilement.


Combien de cupcakes ?



Merci aux éditions JC Lattès et à BoB pour ce partenariat !

1 commentaires:

petitepom a dit…

il manque parfois un peu de rebondissements mais dans l'ensemble c'est un bon roman, le coté historique est pas assez présent à mon gout

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