Mamette, tome 1 : Anges et Pigeons

Pour varier les plaisirs, aujourd'hui c'est un billet sur une bande-dessinée. Je n'en fais pas souvent parce que le fait de passer plus de temps sur mon article qu'à lire la BD me décourage la plupart du temps, mais là, je ne pouvais pas y couper !
Mamette fait partie de ces catégories de BD que je ne lis plus : celles à planches indépendantes, sans fil rouge bien précis, un peu comme Boule & Bill ou Garfield. Avant d'être disponibles en albums, elles sont d'ailleurs publiées dans Tchô!, magazine bien connu des 8-12 ans.

C'est dans Anges et Pigeons que l'on rencontre Mamette pour la première fois. Cette petite grand-mère rondelette et courte sur pattes est un peu larguée par la modernité, mais a une vie bien remplie (par ses amies, le fils de l'aide à domicile, le club de seniors dont elle est la trésorière...). Elle aime aussi beaucoup les gâteaux et les sucreries, mais chut! faut pas le dire à son docteur, normalement elle n'y a pas le droit !

Ce n'est pas le genre de BD qui vous fera pleurer, même si elle parle d'une grand-mère un peu touchante qu'on aimerait bien connaître. Mais c'est dans la retenue que j'ai trouvé tout le charme de Mamette, dans les couleurs pas trop criardes et les dessins tout en rondeurs de Nob.

Autoportrait de Nob
(habitué des caddies à roulettes visiblement...)

C'est avant tout une BD humoristique, elle ne dégouline pas de sentimentalisme (c'est souvent le cas avec les trucs sur les personnes âgées), mais j'y ai trouvé mon compte de petites choses mignonnes et délicates qui m'ont donné envie de passer un coup de fil à ma Mamie à moi, pour prendre de ses nouvelles et m'assurer qu'elle ne s'essayait pas à "la peinture au déodorant" (comprendra qui lira !).

Ce que j'ai énormément apprécié c'est la lecture à double-niveau qu'on peut en avoir. Faites lire Mamette par des gamins de 11-12 ans et vous verrez que même s'ils ont eux aussi aimé, ce n'est pas forcément pour les mêmes raisons, et vous pourriez la redécouvrir sous un autre jour...

Combien de cupcakes ?

Et j'ai entendu dire que
le 2ème tome était encore mieux !

Le Guide du Toujours Jeune Père

Tout d'abord, je tiens à remercier (encore) BoB pour ce partenariat que j'ai fait un peu traîner (milles excuses, je l'avais oublié pendant les vacances !).

Bon alors, je ne suis pas un jeune père, je ne suis même pas un homme d'ailleurs, et je suis encore loin d'avoir des enfants, mais les livres humoristiques de ce genre sont généralement lisibles par tout le monde, et j'adore voir le comportement adolescent décrypté (et moqué) !

Pierre Antilogus et Jean-Louis Festjens nous livrent donc une quatrième collaboration après Le Guide du Jeune Père, Le Guide de Survie à l'usage des Parents et Le Guide du Jeune Couple (je n'en ai lu aucun, je précise).

Faire le résumé d'un ouvrage de ce genre étant quasiment impossible, je vais me contenter d'expliquer dans les grandes lignes de quoi ça parle.
Les auteurs appréhendent l'ado comme une bête sauvage (ce qu'il est souvent, je le reconnais) et nous livrent leurs conclusions sur les réactions qu'il faut et ne faut pas avoir, la façon dont il faut lui parler, les petits secrets pour le comprendre, et la réponse à des questions que les parents doivent se poser assez régulièrement (Comment lui faire ranger sa chambre ? Existe-t-il un site internet où l'on pourrait acheter le bac ? Comment la convaincre de ne pas sortir avec Kévin, le gothique sataniste ?).

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : je n'ai pas aimé. Trop de métaphores, trop de clichés, trop de digressions, trop d'humour beauf, et bien trop de blagues déjà entendues/lues/vues un peu partout.
Pourtant ça aurait pu être génial, le concept et la quatrième de couverture m'avaient donné vraiment envie et les ados... et bien on va juste dire que la bêtise des ados n'est pas légendaire pour rien.
Je ne sais pas trop quoi dire sur ce livre, il m'a laissé un arrière-goût amer de vite-écrit-mal-renseigné (j' y retrouve plus les ados des années 90 que ceux de maintenant) et j'ai même fini les 60 dernières pages en diagonale tellement j'en avais marre... (bouh, pas bien !).



Le style ne m'a pas emballée, les chapitres, sous-chapitres, catégories et autres encarts encadrés m'ont donné l'impression que quasiment chaque paragraphe avait un titre, c'est un peu trop riche pour moi, et je me suis même retrouvée à me demander combien de pages on gagnerait sans toute cette mise en page (une bonne trentaine selon moi, ce qui fait quand même beaucoup).
J'ai particulièrement trouvé maladroits les encarts "Lionel Choupard, président de l'Association pour Amitié entre les Pères" et encore plus ceux des auteurs (ils écrivent déjà le livre, pas besoin de refaire des encarts dedans). J'estime également ne pas avoir besoin de lire 26 fois le nom des auteurs du livre DANS le livre, ça m'a vraiment chiffonnée (un peu trop narcissique pour moi).

Ce qui m'a le plus déçue, c'est que je n'ai pas ri une seule fois. Et pour un livre humoristique, c'est mauvais signe. En fin de compte, pour avoir ma dose d'humour sur les ados débiles, je continuerais à lire le blog de Princesse Soso, au moins là je m'esclaffe en lisant !


Combien de cupcakes ?



Merci (quand même) à BoB et aux éditions Michel Lafon pour ce partenariat !





Confessions d'une Accro du Shopping

Bon, la chick-lit, c'est pas vraiment mon truc. Je m'en suis gavée pendant mon adolescence, et j'ai abandonné peu à peu quand j'ai trouvé des styles qui me passionnait plus, comme la fantasy ou l'horreur.
Cependant, j'ai entendu beaucoup de bien de Sophie Kinsella et je me suis dit que ça ferait un bon "entre-deux livres", un truc léger et marrant qui se lit vite. Donc je me procure le premier tome en VO, Confessions of a Shopaholic. Et j'ai bien fait.

Rebecca Bloomwood est journaliste financière. Elle conseille des placements, des produits bancaires, explique comment gérer son argent et... elle est à découvert. De beaucoup. Parce que bon, soyons honnêtes, si un pull en cachemire est à -50%, on ne dépense pas vraiment de l'argent, on en gagne. Bah oui, les 50% qui ont disparus du prix, on les garde dans sa poche. Ou alors on peut les utiliser pour acheter une jolie paire de chaussures qui irait bien avec le pull en cachemire... Chaussures gratuites donc ! Enfin presque...
Becky a un découvert autorisé de 2000£ qui est largement dépassé, 4 ou 5 cartes de crédits qu'elle ne va bientôt plus pouvoir utiliser faute de paiement régulier et... Oh mais quel jolie petite jupe en soldes dans la vitrine !

Suivre Becky et sa personnalité détonnante fut un vrai petit plaisir
 On se doute bien du déroulement de l'histoire, on sait dès le début avec qui elle va finir, on se doute bien qu'elle ne finira pas à la rue à cause de son addiction au shopping, mais c'est quand même une lecture très agréable, le genre de truc qui se lit au bord de la piscine avec un cocktail à portée de main.
Englouti en deux soirées, mon exemplaire n'a pas fait long feu, et je me suis précipitée sur les suivants (mais je vais essayer de me restreindre parce que y'en a que 6, pas 74).

Comme les comédies sentimentales, quand c'est fait par des anglais, c'est toujours beaucoup plus fin et drôle que quand c'est fait par les américains, et c'est ces petites touches d'humour et d'honnêteté qui m'ont le plus accrochée.
Les personnages sont tous plus ou moins crédibles (à part Tarquin peut-être, ça m'a paru un peu gros tout ça) et j'ai adoré suivre le train de pensée de Becky. Elle passe du coq à l'âne sans arrêt et ne peut s'empêcher de s'imaginer des solutions totalement romanesques à tout ses problèmes.

Très très bonne surprise que ce roman donc, que je m'imaginais sympa mais un peu fade et qui au final m'a tiré pas mal d'éclats de rire sonores. S'il vous est déjà arrivé d'acheter un truc sans en avoir les moyens, de vous imaginer en détail ce que vous feriez si la cagnotte de l'EuroMillions était à vous (alors que vous ne jouez même pas) ou si tout simplement vous aimez, vous aussi, faire du shopping, Confessions d'une accro du shopping est fait pour vous !

Combien de cupcakes ?