Juste pour Lire !

Voilà, donc aujourd'hui je fais mon challenge Juste pour Lire (9h sans thème imposé), j'ai donc préparé une petite pile de bouquins (plus que ce que je vais lire certainement, mais c'est pour avoir le choix !)


Alors je résume :




  • Red Dragon (Thomas Harris) - 202 p./480 --> 311/480
  • Les Cathédrales du Vide (Henri Loevenbruck) - 18 p. / 411 --> 37/411
  • Walking Dead, tome 11 : Les Chasseurs (Robert Kirkman) - 0 p./137 --> terminé
  • Insecte (Claire Castillon) - 0 p./161 --> terminé
  • Daisy Miller (Henry James) - 0 p./106 --> terminé
  • Pacush Blues : Premières Mesures (Ptiluc) - 0 p./64 --> terminé
  • Pacush Blues : Second Souffle (Ptiluc) - 0 p./61 --> terminé
  • Bonjour Tristesse ( Françoise Sagan) - 0 p./153 --> terminé
  • The Graveyard Book (Neil Gaiman) - 0 p./304 --> 135/304



A part les livres déjà en cours de lecture, j'ai choisi beaucoup de livres courts, un recueil de nouvelles et des BD pour me permettre de changer d'univers, de style et d'auteur assez régulièrement.




Pour commencer, je m'installe dans le salon, dans un genre de fauteuil très confortable mais dont il est quasi-impossible de se relever sans des abdos en béton (malheureusement, ce n'est pas mon cas mais heureusement, je suis toute seule aujourd'hui !), face au jardin, en espérant que quelques rayons de soleil viennent me réchauffer !

Je commence à 13h30, ce qui devrait me faire finir vers 23h si je m'arrête une demie-heure pour manger. Je reviendrais faire des mises à jour tout au long de la journée !

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15h : J'ai commencé par Red Dragon, après une heure et demie de lecture j'en suis à la page 311, ce qui me fait 109 pages de lues. Je garde les 150 dernières pages pour la semaine prochaine, vu que c'est le Book Club de novembre sur Livraddict, je ne veux pas le finir trop tôt et oublier les détails. Le soleil est arrivé, je suis donc bien réchauffée, j'ai même coupé le chauffage ! Je passe maintenant à Daisy Miller.

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18h30 : J'ai pris une pause d'une heure vers 16h pour manger et m'occuper de donner à manger aux chats et au lapin, donc si je veux vraiment faire 9h de lecture, la fin du challenge sonnera à 23h30 (si jamais j'ai trop de mal, j'arrêterais à 22h30 quand même, en comptant mon heure de déjeuner comme heure de lecture). J'ai donc fini Daisy Miller (106 pages), Pacush Blues : Premières Mesures (64 pages) et Insecte (161 pages). A 18h30, après 4h de lecture j'en suis à 440 pages tout rond !

~

21h30: Après le déménagement dans ma chambre, au chaud avec le chat et un petit goûter, je me suis installée pour lire Walking Dead, tome 11 : Les Chasseurs (137 pages), Bonjour Tristesse (153 pages), que j'ai beaucoup apprécié, et Pacush Blues : Second Souffle (61 pages), ce qui m'amène donc à un total de 791 pages pour l'instant. Me voilà repartie pour les deux dernières heures de lecture !

~

23h30 : Et voilà, mes 9h de lecture sont finies, j'ai commencé The Graveyard Book et j'en suis presque à la moitié, c'est 135 pages de plus pour moi. Je n'ai pratiquement pas touché Les Cathédrales du Vide (19 pages), mais je savais bien que j'avais prévu plus de livres qu'il ne m'était possible de lire ! Je peux fièrement dire que pendant cette session de Juste pour Lire j'ai englouti 945 pages. Je suis plutôt contente et si j'ai l'occasion de refaire une session de 9h, j'essaierais peut-être de dépasser les 1000.


Maintenant il n'y a plus qu'à rédiger les chroniques !


Merci encore à Mycoton pour l'organisation ^^

Accros du Roc (Les Annales du Disque-Monde, tome 16)

Je retrouve (avec plaisir) Terry Pratchett et ses Annales du Disque-Monde après plus de 2 ans de pause. Quand on se retrouve à lire une série si longue, il y a forcément un moment où on a envie de changer un peu de style (en tout cas, moi j'avais eu du mal passé le 12ème tome...). J'avais commencé Accros du Roc il y a fort longtemps et j'avais abandonné au bout d'environ 150 pages. N'en ayant plus aucun souvenir, j'ai recommencé à zéro.

Dans ce 16ème tome on retrouve des personnages bien connus du lecteur assidu de Pratchett (La Mort, Planteur J'Me-Tranche-La-Gorge, l'archichancelier Ridculle et bien d'autres) et on en découvre des nouveaux.

L'histoire suit la création du Groupe de Roc, mené par Kresken Kelenn aka Buddy (Holly, traduction de son nom de famille) et une guitare mystérieuse et magique trouvée dans une boutique non moins mystérieuse et magique.

En parallèle, on rencontre pour la première fois Suzanne, la fille d'Ysabell et Mort (cf. Mortimer), qui, malgré son improbable capacité à être tellement discrète qu'on ne la voit pas, suit une scolarité à peu près normale dans un pensionnat de Quirm. Mais La Mort, prise d'une crise philosophique, disparaît soudainement (pour en fait s'engager dans la Légion Klatchienne) et Suzanne se retrouve obligée de la remplacer, assistée par La Mort aux Rats.

Et un soir où Suzanne est supposée "tuer" Kresken/Buddy, elle sera témoin d'un phénomène tout à fait bizarre : dans le sablier de la vie de Buddy, au moment où le dernier grain de l'avenir tombe dans ceux du passé, quelque chose d'autre continue à couler... Quelque chose de brillant et de rythmique... des grains de musique de rocs.

Le Disque-Monde, soutenu par quatre éléphant
eux-mêmes juchés sur la grande A'Tuin.

Comme d'habitude, les allusions et jeux de mots sont légion, Patrick Couton (le traducteur) a encore fait un travail tout à fait remarquable (c'est pas pour rien qu'il a obtenu le Grand Prix de l'Imaginaire en 1998 !). C'est avec un plaisir non dissimulé qu'on voit les mages devenir des adolescents rebelles qui peignent leur chambre en noir, font clouter leurs robes "Né dans les runes" et se mettent à porter des pantalons.

Cependant il manque quelque chose à ce tome, l'accroche est difficile (pourtant j'étais plus qu'enthousiaste) et je ne me suis attachée à aucun des personnages (sauf peut-être, ironiquement, à La Mort). Les deux histoires parallèles s'entrecoupent bizarrement et je n'ai pas retrouvé la fluidité de la narration de Pratchett (je les lis généralement d'une traite tellement je suis à fond, mais là on était loin du compte).

Je n'en tiens cependant pas rigueur à l'auteur, les personnages des Annales sont tellement différents qu'il y a forcément des tomes qui vont moins me plaire, et je suis déjà prête à entamer le 17ème !


Combien de cupcakes ?

Chroniques d'une Prof qui en Saigne

Princesse Soso (j'ose espérer que ses élèves l'appellent autrement) est prof d'anglais dans un collège perdu au fin fond de la campagne. Elle raconte ses mésaventures sur son blog depuis quelques temps déjà, et laissez-moi vous dire que pour toute personne de moins de 35 ans travaillant dans un collège, ce blog c'est un peu comme... comme si Princesse Soso était dans ton cerveau et retranscrivait tes moindres pensées dans ses billets. Oui, à ce point-là.

"Mais c'est impossible!" me direz-vous, "Au collège les élèves ne sont pas si horribles que ça.". Et bien SI.
Attention, je ne suis pas prof, je n'ai donc pas exactement le même point de vue, mais mon Dieu que c'est bon de se rendre compte que se moquer des classes de SEGPA quand ils sont vraiment trop chiants ça fait du bien à d'autres personnes que moi. Ça fait du bien à Princesse Soso et ses amis aussi. Et tant mieux.

Vous comprendrez bien que faire un résumé d'un livre tiré d'un blog, c'est pas facile, alors bah... je le ferais pas. Chroniques d'une prof qui en saigne est construit comme un journal pas-très-intime (mais avec des bonnes grosses méchancetés à l'intérieur, comme un Kinder mais en mieux si vous voyez ce que je veux dire), très certainement parce que pour fusionner des dizaines de billets en un seul bouquin, c'est le format qui rend le mieux au final.

Princesse Soso aime Sephora, les sixièmes trognons qui lui offrent des autocollants Hello Kitty, Super Nanny, se mordre la main pour s'empêcher de rire et par-dessus tout, elle aime Pierre Bénichou.
Princesse Soso n'aime pas Paquita, la SEGPA qui a 40 piercings et 6 tatouages, les parents démissionnaires, se demander si un élève n'a pas un couteau dans son sac rangé à côté de sa bouteille de Malibu et se rendre compte que des élèves ne savent quasiment pas lire.

On mélange un bon coup, on ajoute beaucoup d'humour et pas mal de méchancetés, des idées bien arrêtées sur le système éducatif dans son état actuel et on se retrouve avec un livre qui se dévore en quelques heures. Pour moi la motivation principale c'était le "Encore un chapitre, j'veux voir jusqu'où son collège ressemble au mien", mais pour les gens hors Éducation Nationale, je suppose que ça sera "Naaaaaaaaan ! J'y crois pas ! C'est pas possible !".

"Monsieur Chatel, écoutez Princesse Soso,
sinon gare à vous !"
Le seul écueil rencontré par Princesse Soso, c'est la répétition. Bon, d'accord, c'est peut-être parce que j'ai lu le livre d'une traite. Mais les "choupis" j'ai l'impression d'en avoir lu 2584 et pareil pour certaines expressions qu'elle affectionne beaucoup (le "pansement sur une jambe de bois" par exemple).
Il y a peut-être une certaine redondance dans ses idées, mais vu que je suis totalement d'accord avec elle (à part sur le vouvoiement), je me dis que ça peut pas faire de mal, les gens s'en rappelleront mieux, et qui sait, peut-être que notre cher et tendre Ministre de l'Éducation lira, retiendra et appliquera quelques-unes de ces idées logiques et sensées qui n'ont jamais réussi à monter jusqu'à lui...
En dehors de ses considérations sur l'Éducation (avec un grand É), ce qui est génial dans ce livre c'est qu'il est bourré d'anecdotes tordantes racontées avec humour et dérision (les rencontres parents-profs c'est ce que j'ai préfèré), et même si on a un peu envie de mourir ("Des parents comme ça existent vraiment ?"), c'est en se marrant franchement qu'on continue.

J'ai donc adoré Chroniques d'une prof qui en saigne, je suis déjà en train de chercher à qui je pourrais l'offrir à Noël ("Tiens, toi qui dis tout le temps que c'est cool et relax de bosser avec des collégiens, lis-moi ça !") et il y a même des moments pendant lesquels j'ai été totalement incapable de retenir des éclats de rire sonores.

Combien de cupcakes ?


et même... roulement de tambour...
LE CUPCAKE COUP DE COEUR !




Merci encore aux éditions Michel Lafon et à BoB pour ce partenariat !