Affichage des articles dont le libellé est Young Adult. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Young Adult. Afficher tous les articles

Timeless

Alexandra Monir, auteur de Timeless, est avant tout une musicienne et une chanteuse, et sort son premier roman cette année, catégorie "Young Adult". Quoi de plus normal pour une jeune femme de 25 ans à qui tout semble réussir...
Intriguée par le fait de voir comment une musicienne écrivait (sur la musique justement), et captivée par la couverture du livre (même si je me demande à chaque fois si Nolwenn Leroy n'a pas émigré aux US pour faire la couverture) c'est avec grand plaisir que je l'ai entamé dans le cadre du DAC 2011, organisé par The Story Siren.

~

Quand une tragédie s'abat sur le monde de Michelle Windsor, elle est obligée de déménager de l'autre côté du pays, à New-York, pour aller vivre chez des grands-parents fortunés et aristocratiques qu'elle n'a jamais rencontrés.

Dans leur vieil hôtel particulier de la 5ème Avenue, rempli de plus d'un siècle de secrets de famille, Michelle découvre un journal intime qui la projette brutalement en 1910.

C'est là, en plein milieu de l'Âge Doré, que Michelle croise le garçon aux yeux bleus qui a hanté ses rêves toute sa vie - un jeune homme qu'elle a toujours voulu réel tout en sachant très bien que c'était impossible.
Elle se retrouve rapidement en train de tomber amoureuse de lui, et s'embarque par la même occasion dans une histoire d'amour impossible à travers les siècles.

Michelle finit par mener une double vie, essayant tant bien que mal de concilier sa scolarité dans un lycée moderne et ses escapades dans le passé. Mais quand elle fait une horrible découverte, elle est projetée dans une course à travers l'Histoire pour sauver le garçon qu'elle aime - une quête qui déterminera leurs destinées à tout les deux.

~

Bien sûr, cette histoire de romance et de voyage dans le temps n'est pas sans rappeler Le Temps N'est Rien, chroniqué en fin d'année dernière, dans un développement un peu moins complexe (on reste dans du Young Adult, il faut pas que ça soit trop prise de tête non plus...) mais avec une différence notable : ici l'époque à laquelle l'héroïne se retrouve est toujours très importante, et très bien décrite.

Malgré la barrière des années qui sépare nos deux amoureux, ça reste une histoire à l'eau de rose assez classique, même s'ils sont beaucoup moins horripilants que peuvent l'être certains héros (je pense tout particulièrement à Grace et Sam de Frisson, qui m'énervaient énormément).


Ce qui est très agréable dans Timeless, c'est la délicatesse avec laquelle Alexandra Monir décrit les personnages, les lieux, les époques, et surtout les musiques (normal pour une musicienne de formation me direz-vous !). C'est avec plaisir qu'on suit Michelle dans ses voyages dans le temps, justement parce qu'on sait qu'on va se retrouver dans le New-York glamour des années 20,30,40, une époque très peu utilisée dans les romans visant cette tranche d'âge.

J'écris cette chronique quelques jours après avoir fini le livre, et il faut bien avouer qu'un des défauts majeur du roman c'est qu'il n'y a pas vraiment de moment particulier qui m'a marquée. J'ai le souvenir d'une lecture agréable, légère et bien écrite mais je ne me suis jamais retrouvée happée par l'histoire. Je trouve que c'est une lecture parfaite pour l'été qui arrive, qui se lit et s'apprécie en quelques jours et qui laisse présager un second tome tout aussi agréable.

Chose assez rare pour être notée, des chansons écrites, jouées, chantées et enregistrées spécialement pour le livre sont disponibles sur le site d'Alexandra Monir, des chansons que l'on retrouve durant la lecture et qu'il est très agréable d'entendre mises en musique.

Ce livre n'est pas encore traduit en français mais ça ne saurait tarder vu le succès qu'il a eu Outre-Atlantique. En attendant, pour ceux qui lisent en anglais, c'est un niveau très abordable.


Combien de cupcakes ?





2/12 pour le Debut Author Challenge 2011 !

Vampire Academy, tome 2 : Morsure de Glace

Le problème avec les volumes de Vampire Academy, c'est qu'on prend presque plus de temps à écrire son billet qu'à lire le livre en lui-même ! Ça fait donc plus d'un mois que je dois poster ce billet, et je fais traîner, traîner... Mais comme je commence à avoir envie de lire le troisième, il faut bien que je poste mon avis sur le deuxième avant...

Attention, il est possible que ce billet contienne des spoilers concernant le premier tome, j'essaie toujours de ne pas dévoiler l'intrigue, mais je ne voudrais gâcher la lecture de personne, donc continuez à lire en connaissance de cause !

~

On retrouve nos deux héroïnes, Rose et Lissa, chacune avec leurs problèmes bien particuliers et leurs histoires d'amour de lycéennes (presque) normales.
Rose essaie de passer outre ses sentiments pour Dimitri et Lissa profite de son nouveau petit ami, Christian, qui semble la combler et qui lui permet (avec l'aide de quelques médicaments) de ne pas sombrer dans la dépression.

Cependant, ce semblant de normalité ne va pas durer longtemps... En effet, Dimitri et Rose vont se retrouver sur la scène d'un massacre orchestré par des strigoïs, qui se sont visiblement associés avec des humains pour arriver à leur fin.
Dans un esprit de protection des élèves, le séjour au ski organisé tout les ans par l'Académie devient alors obligatoire pour tout le monde (et peu d'élèves vont s'en plaindre vu le luxe outrageux de l'hôtel).

Ce n'est pas pour ça que les problèmes vont s'arrêter et Rose va rapidement devoir porter secours à ses amis, partis à la chasse aux strigoïs sur un coup de tête.

Mais rien ne se passera comme prévu et Rose se rendra vite compte que les décisions prises sans réfléchir ont un prix, parfois très élevé...

~

C'est avec grand plaisir que j'ai une fois de plus retrouvé une couverture totalement ridicule pour ce deuxième tome de Vampire Academy. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, nous ne sommes toujours pas en présence d'un roman Harlequin (malgré quelques similitudes troublantes sur certains passages un peu niaiseux...).

Avant toute chose, il faut que je le dise, Morsure de Glace m'a laissée sur ma faim. Après un premier tome étonnamment bon, j'ai eu l'impression que le deuxième n'était qu'un prologue à une histoire plus importante (ce qui est peut-être le cas, la suite me le dira).

Si on m'avait enregistrée pendant la lecture, vous auriez pu entendre tout un tas de "Pffff, ridicule", ou encore "Nunuche, nunuche, nunuche". Et pourtant, je ne l'ai pas lâché et je l'ai fini en deux jours top chrono.
Parce que oui, les passages niais sont encore plus présents que dans le premier tome (au secouuuuuurs !) et les tergiversations amoureuses de Rose sont quelque peu horripilantes, mais Richelle Mead sait exactement où s'arrêter. Elle ne dépasse jamais la ligne floue entre la romance un peu niaise et le pathétique pur et simple.

Malgré pas mal de rebondissements, l'arrivée de nouveaux personnages tous plus intéressants les uns que les autres et des retournements de situation à couper le souffle, j'ai tout de même fini ma lecture avec l'impression que ce tome ne faisait que mettre en place les bases d'une histoire beaucoup plus intéressante. Au final j'ai eu l'impression de lire la première partie d'un livre et de finir juste au moment où l'action allait commencer (plus connu sous le nom de "Comment forcer les lecteurs à acheter le tome suivant le jour de la sortie"...).

J'espère que l'attente que je m'impose entre les tomes vaut le coup et que le troisième tome atteindra les 5 cupcakes !


Combien de cupcakes ?

The Hunger Games, tome 1

On continue dans la dystopie, avec un livre que je lis en retard par rapport à tout le monde : The Hunger Games. Quand on entend trop de choses biens sur un livre, on a envie de le garder pour un moment spécial, un moment où on sera en mesure de l'apprécier à sa juste valeur... Et au final il traîne sur une étagère pendant plusieurs mois !
Et je peux dire que je regrette de l'avoir laissé traîné, j'aurais dû me précipiter dessus immédiatement !

~

Katniss vit dans le District 12 (attention, à ne pas confondre avec District 9 le film, ici il n'y a pas de crevettes géantes) dans un monde futur. En effet, les États-Unis n'existent plus et ce qu'il en reste s'appelle Panem et est divisé en douze districts gouvernés par le Capitole.

Suite à une rébellion qui a failli mal finir, le Capitole a décidé d'asseoir son pouvoir en forçant les habitants de Panem a participer aux Hunger Games, un jeu télévisé dont un seul participant peut sortir vivant. Une fille et un garçon de chaque district sont tirés au sort chaque année pour s’entre-tuer sous l'oeil vicieux des caméras.

Cette année, Katniss se porte volontaire pour prendre la place de sa petite soeur tirée au sort. Elle se rendra dans l'arène avec Peeta, son homologue masculin, et vingt-deux autres participants tout aussi désespérés qu'elle (et prêts à tout pour survivre).

~

Dès les premières pages, j'ai été fascinée par la société imaginée par Suzanne Collins, par les ramifications d'un système qui vit dans la peur de la révolte des "petites gens" et qui a donc instauré les Hunger Games (les Jeux de la Faim) comme moyen de pression sur une population déjà affamée et affaiblie.


L'auteure va droit au but, ne perd pas de temps et c'est ce qui donne au livre ce rythme incroyable, cette sensation de course vers la catastrophe, comme un train qui déraille qu'on ne peut s'empêcher de regarder. Même si le concept pourrait rappeler Battle Royale à quelques-uns d'entre nous, The Hunger Games est plus centré sur la lutte de Katniss pour rester vivante plutôt que sur les combats en eux-mêmes.

En y repensant, je réalise qu'il n'y a pas un seul personnage qui soit bâclé, que ce soit dans le District 12 (Gale, la mère de Katniss, Prim, le boulanger...), au Capitole (Cinna, Haymitch, Effie, la jeune domestique Avox...) ou même dans l'arène (Rue, Cato, Peeta...), ils ont tous leur importance, et surtout on ressent rapidement que leur présence est faite pour être approfondie (pour la plupart) dans les tomes suivants.

Pour un roman de la catégorie "Young Adult"', The Hunger Games fait pas mal l'impasse sur les histoires d'amour à l'eau de rose (même si Katniss y pense de temps à autre) et ça fait franchement du bien. L'histoire, pour une fois, ne tourne pas autour d'un couple maudit, d'une jeune fille amoureuse de son prof ou d'un geek qui vénère la fille la plus populaire du lycée, on se concentre sur Katniss et sa lutte pour survivre au sein de l'Arène.

Vous l'aurez compris, j'ai adoré, et j'attends avec impatience l'arrivée du deuxième tome dans ma boîte aux lettres !
J'ai aussi hâte de voir qui va jouer Katniss dans l'adaptation au cinéma, j'aurais une préférence pour Jodelle Ferland, Hailee Steinfled ou Kaya Scodelario, et vous, des envies particulières ?


Combien de cupcakes ?


et le Cupcake Coup de Coeur !


Warped

Warped est mon premier livre lu dans le cadre du Debut Author Challenge 2011, qui met en avant les auteurs qui publient pour la première fois cette année dans la catégorie Young Adult.

~

Tessa Brody, 16 ans, vit avec son père au dessus de leur librairie (le rêve !) et a pris pour habitude de l'accompagner dans ses recherches de volumes rares et anciens. Ce jour-là, pendant une vente aux enchères, son père se porte acquéreur d'un carton de vieux livres et d'une malle dans laquelle se trouve un manuscrit vieux de plusieurs centaines d'années et une tapisserie (au moins aussi vieille) représentant une licorne sauvage (oui bon, dis comme ça, ça fait un peu kitsch, je sais...).

Au moment précis où Tessa touche la tapisserie, elle se met à rêver debout. Mettant ça sur le compte de la fatigue, elle accroche la tapisserie dans sa chambre. C'est là qu'elle se rend compte qu'un fil en dépasse... Elle tire dessus, et un jeune homme clairement d'une autre ère apparaît dans sa chambre !
On apprend rapidement que Will a été piégé sous forme de licorne dans la tapisserie par Lily la Grise, à la recherche de l'immortalité. Maintenant que Will est libre, Lily recommence à vieillir et se met donc à la recherche de sa tapisserie, et elle ne s'arrêtera à rien pour forcer le jeune seigneur à y retourner.
Mais les Nornes, les fileuses de nos vies, divinités implacables, sont maintenant persuadées que si la tapisserie du Destin est pleine de noeuds, c'est à cause de Tessa, et elles réclament le retour des fils manquants, sans quoi la vie de Tessa pourrait se retrouver totalement altérée par un retissage....

~


Pour son premier livre, Maurissa Guibord a fait preuve d'une originalité rafraîchissante : un roman qui touche au paranormal mais dans lequel on ne retrouve ni vampire ni loup-garou ! (j'exagère pas tant que ça quand on voit tout ce qui sort avec le mot "vampire" dans le titre...).

Je m'attends toujours, dans une première oeuvre, à trouver des maladresses, des erreurs de syntaxe, des problèmes dans la chronologie... Et là, malgré des allers-retours dans le passé, on voit que l'auteure maîtrise totalement l'environnement dans lequel ses personnages évoluent.

Les Nornes et Yggdrasil, l'arbre-monde.

J'ai particulièrement apprécié les chapitres très courts, c'est le genre de trucs qui me fait dire "Bon, allez, encore un" et soudain il est 3h du matin...
Le style est fluide, simple, rapide à lire, c'est agréable, mais des fois ça a l'effet contraire... J'aurais aimé de temps en temps un peu plus de profondeur, de complexité, et j'aurais adoré avoir plus de détails sur la mythologie qui entoure les Nornes et Yggdrasil, l'arbre-monde sous lequel elles vivent.

Les personnages sont intéressants, Tessa est une adolescente, une vraie de vraie, et c'est quelquefois horripilant, mais Will, Moncrieff, Lily la Grise et Jackson Brody, le père de Tessa, rattrapent le coup en nous offrant des caractères recherchés et des méchants qu'on adore détester.

Quand on associe la mythologie Nordique au Moyen-Âge et au tissage de tapisseries, on se retrouve avec un roman qui pourrait être un peu désuet mais qui au final est surtout délicat et enchanteur. On reste dans le politiquement correct tout au long de l'histoire et la romance naissante entre les deux personnages principaux n'est pas vraiment surprenante, mais la lecture reste agréable.
Vivement une traduction française pour ceux d'entre vous qui ne lisent pas en anglais (et si jamais vous cherchez à vous lancer, le niveau de langage dans Warped est très accessible, c'est l'occasion !).


Combien de cupcakes ?




Incarceron

Depuis que j'ai lu Fahrenheit 451, je suis partie dans une période "dystopie", et je me rends compte que c'est vraiment un genre que j'apprécie énormément !
Dans cette veine et étant donné que je n'ai vu que des critiques élogieuses sur de nombreux blogs, Incarceron a vite rejoint ma liste de livres à lire de toute urgence.

~

Finn, un jeune garçon d'environ 17 ans, vit dans Incarceron, le monde-prison totalement hermétique mis en place par le gouvernement il y a plusieurs centaines d'années. Tout les gens d'Incarceron sont nés dans la prison, il n'y a pas d'autre possibilité, même si Finn est persuadé de venir de l’Extérieur. En proie à des crises violentes qui lui font voir un ciel étoilé, il est perçu comme un prophète capable de suivre les traces de Sapphique, le seul prisonnier à avoir réussi à s'échapper de la prison.

Claudia, 17 ans également, est la fille du Gardien d'Incarceron, et vit, comme toute la population de l'Extérieur, dans un monde intentionnellement bloqué au 18ème siècle. Elle a été promise au fils de la Reine dès son plus jeune âge, et la date de son mariage approche à grands pas. Mais Claudia a un caractère affirmé, et même les menaces de son père ne l'empêcheront pas de chercher à savoir ce qui se cache derrière ces manipulations diplomatiques.

Cependant, la découverte de deux clés de cristal, une dans Incarceron, l'autre dans le manoir de Claudia, va permettre aux deux adolescents de communiquer, et peut-être même de découvrir des choses sur eux-mêmes et sur leur entourage qu'ils n'auraient jamais imaginé.

~

L'originalité d'Incarceron réside dans le monde imaginé par Catherine Fisher.

L'environnement de Claudia, fastueux et désuet ne permet pratiquement aucune entorse au Protocole et force tout le monde, riches comme pauvres, à vivre coincés dans un 18ème siècle à peine amélioré.
Son seul allié est son tuteur, un des Sapient les plus érudit de sa génération. Mais la santé de Jordan est fragile, et il reste un employé du Gardien d'Incarceron, même s'il bénéficie de sauf-conduits généreux.

Même quand Claudia est dans une position malaisée, on imagine toujours son monde comme lumineux et agréable (il y est souvent fait référence à une nature luxuriante et verdoyante) même si on sent très bien qu'elle n'est pas entièrement libre.

Incarceron est diamétralement opposé à cela. Supposé être un organisme-prison s'autogérant jusqu'à devenir un paradis, on devine rapidement que quelque chose ne s'est pas passé comme prévu.
En effet, les prisonniers (et maintenant leurs descendants) se sont organisés en bandes, gangs et villages et vivent sous la surveillance perpétuelle de l'oeil rouge d'Incarceron.

La prison est vivante dans son intégralité et elle réutilise tout ce qui meurt indéfiniment. Ce monde est sombre, malsain, vicieux, et on sent la présence d'Incarceron à chaque page lue.

Je n'ai jamais réussi à m'attacher entièrement aux personnages, le caractère de Claudia m'a trop fait penser à celui d'une enfant gâtée, et celui de Finn m'a semblé trop détaché du monde et des évènements. Cependant les personnages secondaires font la force du récit, et Gildas, Keiro, Attia, Jordan, la Reine et le Gardien m'ont passionnée !

J'ai ressenti un certain déséquilibre dans le livre, dans le sens où même si je préférais le personnage de Finn, j'étais plus intéressée par les mésaventures de Claudia et j'ai donc traîné un peu sur les passages à l'intérieur de la prison.

L'histoire est rondement menée, même si quelques longueurs ont ralenti ma lecture, et les rebondissements m'ont tenue en haleine tout au long du livre. J'ai adoré la complexité des relations entre les personnages, les informations distillées au compte-goutte au fur et à mesure du déroulement du récit et les intrigues parallèles.

Même si je n'en garderais certainement pas un souvenir impérissable, ma curiosité est piquée, et j'ai sincèrement envie de savoir ce qu'il va advenir des protagonistes dans le tome suivant (je le garde pour dans quelques semaines, je n'ai pas envie d'enchaîner tout de suite cependant).

Combien de cupcakes ?


Élixir

Sur ce coup-là, j'avoue, j'avais envie de le lire juste parce que j'ai vu le nom d'Hilary Duff écrit en gros sur la couverture...

Ce qui m'a le plus surprise ce n'est pas qu'une chanteuse s'essaie à l'écriture, c'est qu'une "Disney-star" si jeune veuille écrire un livre. On apprend vite qu'elle n'a pas écrit le livre toute seule, mais au moins c'est (partiellement) assumé.

~

Le père de Cléa a disparu il y a plusieurs mois sur les traces de l'élixir de vie, un breuvage légendaire supposé guérir et donner l'immortalité à qui le boit.

Sa mère se réfugie dans son travail de politicienne, et Cléa se repose sur ses deux meilleurs amis, Rayna et Ben, et sur son amour de la photographie, qui l'a toujours liée à son père.
Mais en développant les photos de ses dernières vacances en Europe (Cléa ne fait pas partie de la classe moyenne, vous allez vite vous en rendre compte vu la facilité avec laquelle elle prend l'avion pour des destinations diverses et variées), elle fait une étrange découverte : le même jeune homme mystérieux est présent sur chacune des photos, même quand il lui était physiquement impossible d'être là... Bientôt Cléa se met à rêver de lui, et de différentes jeunes filles, à différentes époques, avec qui elle se trouve beaucoup de points communs.

On va donc suivre les aventures de Cléa, qui se met à la poursuite en même temps de l'élixir de vie, de son père, de ses rêves et de l'homme-mystère (ça fait beaucoup mais elle y arrive, j'vous jure !).

~

Pour tout dire, j'avais pas mal d'aprioris sur ce livre. "Encore un truc à la noix pondu par une star(lette) en mal de promo" est la première chose qui m'est venue à l'esprit (et encore, j'aime bien Hilary Duff, alors c'est gentil !). C'est peut-être le cas, mais j'ai été agréablement surprise par l'originalité du thème (pas de vampires, c'est rare ces temps-ci...) et par l'auteur qui n'en fait pas des tonnes.

Attention cependant, ça reste une histoire d'amants maudits, d'amourettes d'adolescents saupoudrée de paranormal (et non pas de surnaturel à mon sens) qui vise principalement les jeunes filles/femmes romantiques.

Malgré une fin intéressante, qui donne envie de lire la suite (en cours d'écriture par Hilary Duff et Elise Allen), j'ai trouvé que le début était un peu lent et que les personnages étaient mis en place assez laborieusement.
Cependant ce n'est pas le défaut principal du livre.

J'ai eu un autre problème (et de taille) à la lecture : grammaticalement, c'est quelquefois bancal...
Dans un même paragraphe on passe du passé composé au présent, un retour au passé mais simple cette fois-ci, puis un tour vers l'imparfait. Je ne me suis pas renseignée plus que ça sur la concordance des temps, mais ça m'a, à plusieurs reprises, stoppée dans ma lecture (s'ensuivent cinq minutes d'interrogation sur la justification de ces changements de temps bizarres), et si jamais c'est grammaticalement correct, ça n'en reste pas moins très maladroit.

Une autre incohérence d'Élixir : le niveau de langage utilisé. Cléa, 17 ans, est l'héroïne principale, et elle est généralement accompagnée de personnes entre 17 et 25 ans (grand maximum), pourtant on a droit à des répliques telles que :

Je n'ai pas pu résister...
"- Que lui as-tu fait ?" (moment d'énervement et de rage)
"- Comment allons-nous faire pour aller à la maison ?" (stress intense)
"- Alors, tu as le coeur qui bat à toute allure ?" (durant une course poursuite en voiture)
et ma préférée :
"- Oh, mais nous ne pouvons pas." (situation... osée, position tendancieuse).

Je ne connais PERSONNE qui parle en inversion sujet-verbe quotidiennement, encore moins des ados, même s'ils sont très bien élevés. Pas besoin de leur mettre des insanités dans la bouche, mais un peu de spontanéité ne ferait pas de mal (l'utilisation de "on" à la place de nous, c'est quand même assez répandu...) parce qu'à certains moments ils perdent vraiment toute crédibilité, et ça m'a un peu empêchée de m'attacher à eux.

Cependant je peux pas dire avec certitude que ce que je considère comme des erreurs soit du fait des auteurs étant donné que le livre est passé par une traduction (rapide vu qu'il est sorti en octobre aux États-Unis), il faudrait lire la VO pour voir si ces problèmes persistent, mais je ne pense pas le faire, il y a bien trop de livres à lire qui m'intéressent plus !

Ça reste une lecture positive, même si je suis intriguée par la mesure de travail fourni par Hilary Duff sur le produit final. A ne pas mettre entre les mains de lecteurs trop exigeants, ça reste quelque chose qui se lit vite et qui pose les bases d'une série qui risque d'avoir un franc succès outre-atlantique.

Combien de cupcakes ?

(Peut mieux faire...)



Merci beaucoup aux Éditions Michel Lafon et à Livraddict pour ce partenariat !


Fablehaven, tome 2 : La Menace de l'Étoile du Soir

J'avais été plus qu'agréablement surprise par le premier tome de Fablehaven et j'avais dû me retenir pour ne pas enchaîner sur le deuxième immédiatement (je préfère faire durer le plaisir plutôt que tout lire d'un coup -- même si j'en serais largement capable !).

On retrouve Kendra et Seth à la fin de l'année scolaire qui suivait leur premier été à Fablehaven.
Kendra n'a plus besoin de boire de lait magique pour voir les créatures fantastiques, elle est donc aux premières loges quand un gobelin immonde, que tout le monde perçoit comme un garçon craquant, arrive dans sa classe.
Leurs grands-parents ne répondant pas au téléphone, Kendra et Seth se voient dans l'obligation d'accepter l'aide d'un inconnu, lointaine connaissance de leur grand-père, qui les entraînera dans une mission périlleuse à la recherche de la statuette d'un démon-crapaud...

Comme dans le premier tome, Brandon Mull nous balade allègrement au fil de sa plume, on ne sent pas les pages passer et on se retrouve vite plongé dans une histoire pleine de rebondissements (certains attendus, d'autres moins).
Kendra et Seth ont tout les deux grandi, elle a pris de l'assurance, il est toujours aussi impulsif, mais on ressent leur évolution tout au long du récit.
C'est un plaisir de rencontrer de nouveaux personnages, de découvrir que la réserve est encore pleine de secrets, et je dois avouer que j'ai bien rigolé en lisant les premiers émois adolescents de Kendra !

On se rend compte de la richesse du monde imaginé par Brandon Mull quand on réalise que les lieux dans lesquels l'histoire va se dérouler sont totalement différents du premier tome (à part la maison bien sûr... et encore, c'est pas centré sur les mêmes endroits). Les détails à foison construisent un environnement florissant dans lequel il n'y a aucun faux-pas (même si on mélange un peu tout les mythes... c'est le but me direz-vous !).

J'avais trouvé l'écriture un peu légère dans le tome précédent, ce n'est pas le cas ici.
L'auteur a pris de l'assurance et il y a moins de phrases "vides" (je sais pas si vous voyez ce que je veux dire... des phrases qui servent juste à remplir la page mais qui ne sont pas indispensables).
Si Le Fléau de l'Ombre continue sur la lancée de La Menace de l'Étoile du Soir, je prédis un coup de coeur !

Pour ceux d'entre vous qui aimeraient bien s'essayer à la lecture en anglais, Fablehaven est une série parfaite pour ça, il n'y a pas trop de vocabulaire compliqué (malgré les créatures mystiques), ça se lit vite et sans effort. N'hésitez plus !

Combien de cupcakes ?


The 2011 Debut Author Challenge !

J'essaie de me retenir sur les inscriptions aux challenges, mais celui-ci est incontournable pour quelqu'un comme moi, qui lit beaucoup en anglais et beaucoup de livres "Young Adult".

Le concept est très simple, il faut lire entre le 1er janvier et le 31 décembre 2011 au moins 12 romans catégorisés "Young Adult" écrits par des auteurs soit publiés pour la première fois, soit publiés pour la première fois dans cette catégorie.

Tout est très bien expliqué (en anglais forcément) sur le blog de The Story Siren, qui a le courage d'organiser ce challenge (plus de 600 participants cette année !).

Pour ma part je n'ai pas encore décidé quels livres je vais lire exactement, mais j'ai fait une présélection de ceux qui m'intéressent le plus (mais je ne pense malheureusement pas avoir le temps pour les 24... surtout que d'autres vont être annoncés en cours d'année !). Oui, je vois large, mais au moins j'en oublierais pas en cours de route !












 Pour celles et ceux qui seraient intéressés et qui sont membres sur Livraddict, y'a un topic ici, j'aimerais bien savoir quels blogueurs francophones font le challenge !